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Accueil  ›  Centre des médias  ›  Avis aux médias  › Le 21 juin 2007
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Assemblée clinique annuelle de la SOGC, Ottawa, 21 au 26 juin 2007

Étude : La pénurie de ressources humaines au sein des régions rurales mène à un plus grand nombre de césariennes et d’accouchements prématurés

OTTAWA - En raison de la fermeture d’un nombre croissant de services de maternité en région rurale, les femmes des communautés périphériques et éloignées doivent faire face à des issues obstétricales moins satisfaisantes et à un plus grand nombre d’obstacles que les femmes des régions urbaines, selon une nouvelle étude présentée aujourd’hui à Ottawa.

Cette étude, laquelle s’est penchée sur les soins de maternité offerts dans les régions rurales de la Colombie-Britannique, fournit les premières données canadiennes laissant entendre que les femmes et les enfants sont plus susceptibles de connaître une morbidité périnatale s’ils demeurent dans des communautés rurales ou éloignées et si l’accouchement se déroule au sein d’un hôpital de recours. Les conclusions de cette étude seront présentées aujourd’hui dans le cadre de la 63e assemblée clinique annuelle de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC).

« Nos résultats semblent indiquer une incidence accrue de déclenchements et d’accouchements prématurés et par césarienne chez ces femmes », a affirmé le Dr Shiraz Moola, obstétricien œuvrant au Kootenay Lake Hospital et l’un des principaux chercheurs de l’étude. « Nous avons également constaté que les femmes des communautés rurales et éloignées bénéficiant de soins obstétricaux à l’extérieur de leur localité sont plus susceptibles de donner naissance à des enfants de faible poids. »

L’étude a constaté que la diminution et l’élimination de services de soins de santé (particulièrement dans le domaine de l’obstétrique) a entraîné des effets négatifs sur les femmes des communautés rurales du Canada.

« Nous entretenons un certain nombre de préoccupations à l’égard de cette question », a affirmé le président sortant de la SOGC, Dr Donald Davis. « Pour commencer, il est possible que les femmes qui n’ont d’autres choix que de chercher à obtenir des soins de maternité à l’extérieur de leur localité aient à faire face à des contraintes financières, affectives et psychologiques accrues, particulièrement si elles doivent parcourir de longues distances, si elles sont seules ou si elles doivent laisser de jeunes enfants à la maison. »

Il peut également s’agir d’une question de sécurité. Les femmes qui choisissent de reporter leur périple vers l’hôpital de recours jusqu’à ce que le travail soit déclenché (pour quelque raison que ce soit) s’exposent et exposent leurs enfants à naître à des risques accrus, surtout si elles accouchent en cours de route et que surgissent des complications en l’absence de personnel médical qualifié. Compte tenu de cette possibilité, de plus en plus de fournisseurs de soins de santé et leurs patientes issues de régions rurales envisagent dorénavant le recours au déclenchement de travail de convenance.

Cette situation souligne l’existence de besoins réels et croissants en matière de soins plus sûrs et plus accessibles en milieu rural, et la nécessité de voir augmenter le nombre de fournisseurs de soins de maternité œuvrant dans ces régions; cependant, les statistiques ne sont pas encourageantes. Puisque 30 % des Canadiens vivent au sein de communautés rurales ou éloignées et que seulement 3 % des obstétriciens du Canada œuvrent au sein de ces communautés, force est de constater que les besoins en la matière sont criants. Qui plus est, bon nombre des hôpitaux de faible envergure font face à des pénuries de personnel infirmier (ce qui abaisse davantage le niveau de soins offert) et il devient de plus en plus difficile de recruter et de maintenir en poste des omnipraticiens en mesure d’offrir des soins de maternité, pour combler les postes laissés vacants par les départs à la retraite.

« Nous nous devons d’accentuer la sensibilisation des Canadiens à la pénurie de  services et aux difficultés accrues auxquelles doivent faire face les femmes qui accouchent en milieu rural », a affirmé le Dr Moola.


À propos de la SOGC

La SOGC est l’une des plus anciennes organisations nationales de spécialité au Canada. Fondée en 1944, la Société a pour mandat de promouvoir l’excellence dans la pratique de l’obstétrique-gynécologie et la santé des femmes par le leadership, la défense des droits, la collaboration, la prise de contact et l’éducation. La SOGC représente des obstétriciens-gynécologues, des omnipraticiens, des infirmières, des sages-femmes et des professionnels paramédicaux œuvrant dans le domaine de la santé sexuelle et génésique. Pour plus de renseignements, consultez le site Web www.sogc.org.

 
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