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Avis aux médias

Assemblée clinique annuelle de la SOGC, Ottawa, 21 au 26 juin 2007

Des professionnels de la santé du Canada et de l’étranger se réunissent pour discuter des raisons pour lesquelles un demi-million de femmes meurent encore chaque année

QUOI : Le Colloque du programme international pour la santé des femmes 2007
QUAND : Le jeudi 21 juin 2007 | 8 h à 17 h
OÙ : L’Hôtel Westin Ottawa – Salle de bal Confederation
11, promenade Colonel By,
Ottawa (Ont.)
K1N 9H4

Ottawa – Des centaines d’obstétriciens-gynécologues, de professionnels de la santé, de chefs de file de la santé à l’échelle mondiale et de représentants d’ONG du Canada et de l’étranger se rassembleront demain à Ottawa pour s’interroger sur les raisons pour lesquelles vingt ans d’efforts à l’échelle mondiale ne sont pas arrivés à réduire le nombre de mères et de nouveau-nés mourant inutilement pendant l’accouchement.

Il y a exactement vingt ans que les principales organisations mondiales en matière de santé et de développement faisaient le serment de réduire de moitié le nombre de femmes et de nouveau-nés mourant inutilement pendant l’accouchement. À ce jour, les chiffres restent inchangés; en 2007 seulement, un demi-million de femmes mourront pendant l’accouchement, malgré le fait que la quasi-totalité de ces décès pourraient être évités. Des améliorations ont été constatées dans certaines parties du monde; toutefois, pour chaque gain réalisé, on constate des reculs et, dans certains cas, une augmentation des décès maternels, dont 90 % surviennent dans les pays en développement.

« Il va sans dire que des progrès ont été réalisés dans bon nombre de secteurs, » affirme le Dr Dorothy Shaw, présidente de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique. « Cependant, il est dégrisant de constater que, vingt ans plus tard, un demi-million de femmes meurent toujours chaque année. »

Demain, des spécialistes de la santé se réuniront à Ottawa pour le Colloque du programme international pour la santé des femmes, qui se déroulera dans le cadre de la 63e assemblée clinique annuelle de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC). Le colloque se penchera sur les progrès et les échecs des vingt années qui se sont écoulées depuis que la communauté mondiale des soins de santé a adopté des objectifs lors d’une conférence charnière au Kenya. En effet, en 1987, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la Santé et le Fonds des Nations Unies pour la population ont rassemblé, à Nairobi, des leaders de la politique et de la santé du monde entier dans le cadre d’une conférence repère. L’objectif de cette conférence était d’élaborer un plan en vue de sauver les mères des quatre coins du monde, en faisant en sorte que le nombre de décès pendant l’accouchement soit réduit de moitié en 2000.

À Ottawa, les participants au colloque passeront les progrès en revue, surtout dans des pays comme l’Afrique, et se pencheront sur le rôle que jouent des associations professionnelles comme la SOGC quant à la promotion du changement et à l’offre d’aide.

« Il est trop simple de se dire que le problème est trop difficile à régler à la vue de ces chiffres, » affirme le Dr André Lalonde, vice-président administratif de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC). « Il n’y a toutefois pas de mystère quant à la façon de prévenir ces décès. Nous savons ce qui fonctionne; il suffit maintenant d’établir des partenariats et d’obtenir un engagement à l’échelle mondiale en vue d’amener un changement durable. »

De leur côté, la SOGC et ses membres œuvrent de façon significative depuis de nombreuses années à l’échelle internationale, en vue d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant. Depuis 1999, la SOGC met en œuvre des initiatives de formation médicale et de renforcement de la capacité à l’échelle mondiale, afin de réduire le nombre de femmes mourant pendant l’accouchement dans les pays aux ressources restreintes. En mai, par exemple, la Société a mis sur pied le projet Quarité, initiative de près de cinq millions de dollars d’une durée de quatre ans, dont l’objectif est de former des professionnels de la santé au Sénégal et au Mali. En collaboration avec l’Université de Montréal, la SOGC offrira une formation en soins obstétricaux d’urgence, de manière à permettre la prise en charge des causes de décès les plus courantes en ce qui a trait à l’accouchement. Le projet Quarité, qui est financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, comprendra également une importante composante d’évaluation, de manière à mesurer la réussite du programme en ce qui a trait à la tragédie que représente la mortalité maternelle. Cette évaluation s’effectuera par rapport à un groupe témoin d’hôpitaux de la région. Le programme mettra l’accent sur l’offre d’une formation insistant sur l’importance des droits sexuels et génésiques des femmes.

Dans le cadre de cet important événement de calibre mondial, les médias pourront rencontrer certains des spécialistes et des intervenants, du Canada et d’ailleurs, qui préconisent l’amélioration des conditions d’accouchement à l’échelle mondiale.

 

Les membres des médias sont invités à prendre part à ce colloque :

Points saillants

8 h 15 : 

  • Initiatives de maternité sans risques : Déjà 20 ans!
    Ann Starrs, MD | Vice-présidente administrative, Family Care International

15 h 15 :

  • Mobilisation de la volonté politique pour assurer la maternité sans risques en Ouganda  
    Sylvia Ssinabulya | Députée, Kampala, Ouganda
  • Pourquoi certaines initiatives sanitaires mises en œuvre à l'échelle mondiale sont-elles couronnées de succès, alors que d'autres échouent? Leçons à tirer du domaine de la maternité sans risques
    Jeremy Shiffman, PhD, Syracuse, NY

L’horaire complet du colloque peut être consulté à l’adresse suivante :
http://www.sogc.org/acm2007/francais/sci_21_f.aspx

 


À propos du programme international pour la santé des femmes

Chaque minute dans le monde, une femme meurt pendant le travail ou l’accouchement. 

Le programme international pour la santé des femmes est une initiative de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC). Depuis 1999, des interventions portant sur la formation médicale et le renforcement de la capacité sont menées à l’échelle mondiale dans le cadre de ce programme, grâce à la participation bénévole de médecins, d’infirmières, de sages-femmes et d’autres professionnels de la santé canadiens.

Le but premier de ces interventions est de renforcer la capacité des centres de santé et des professionnels de la santé en ce qui a trait aux soins obstétricaux d’urgence, ainsi que d’offrir du soutien quant au renforcement des associations professionnelles. Le programme international pour la santé des femmes cherche à promouvoir la grossesse et l’accouchement sûrs partout dans le monde grâce à la conclusion de partenariats visant à favoriser la maternité sans risques et la santé néonatale. Pour ce faire, il a recours, entre autres, à GESTA International, outil de mobilisation et de formation destiné aux professionnels de la santé, qui aborde les principales causes de mortalité maternelle et néonatale.

Le programme GESTA International a déjà été offert dans 17 pays, dont le Bénin, le Congo, l’Éthiopie, le Gabon, le Guatemala, Haïti, l’Inde, l’Indonésie, le Kosovo, le Mali, le Mexique, les Philippines, l’Ouganda, l’Ukraine, la Zambie, le Zimbabwe et le Yémen. On prévoit aussi l’offrir dans cinq autres pays. Par l’entremise de son programme de partenariat, la SOGC fournit de l’appui aux sociétés d’obstétrique-gynécologie de l’Ouganda, de l’Ukraine, du Guatemala, d’Haïti, du Kosovo et du Burkina Faso, afin qu’elles puissent améliorer leur capacité organisationnelle et, ainsi, devenir des chefs de file dans le domaine de la santé maternelle et néonatale.

 
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