Des avertissements trompeurs relativement au Depo-Provera pourraient se traduire par des grossesses non désirées
Ottawa (Ontario) – Le 6 janvier 2005 – La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) tient à assurer les Canadiennes que Depo-Provera demeure une méthode contraceptive sûre et efficace.
« Nous sommes très préoccupés par les déclarations trompeuses faites à l’égard de l’innocuité de Depo-Provera dans les journaux d’un bout à l’autre du pays à la fin de décembre 2004. Les femmes sont en droit de recevoir des renseignements médicaux concis et exacts; la mésinformation peut entraîner des risques accrus », indique Dr Gerald Stanimir, FRCSC, président de la SOGC.
Les rapports portant sur les effets indésirables de tout médicament doivent être interprétés avec prudence, à moins qu’il soit démontré que la fréquence de ces effets est plus élevée chez les femmes qui prennent le médicament que chez celles qui s’en abstiennent.
Pour ce qui est des dossiers de Santé Canada sur les effets indésirables de Depo-Provera, les cas de perte osseuse sont peu nombreux lorsque l’on tient compte du nombre d’utilisatrices du produit. Cette proportion demeure minime lorsque l’on compare le nombre de cas de perte osseuse chez les utilisatrices de Depo-Provera au nombre de cas semblables chez les femmes qui ne l’utilisent pas.
« La SOGC tient à réitérer qu’elle est prête à collaborer avec Santé Canada en vue d’élaborer un meilleur système de signalement des effets indésirables des contraceptifs. Ensemble, nous pouvons tenir les Canadiennes au fait d’importantes questions de santé qui les touchent », poursuit Dr Stanimir.
L’ajout récent d’un « encadré noir » sur l’étiquette du produit aux États-Unis, indiquant la possibilité d’une faible perte osseuse chez les utilisatrices de Depo-Provera, est fondé sur des données de recherche non publiées, donc impossibles à évaluer de façon critique.
« L’approche à prendre en matière de contraception doit être la prise de décisions éclairées fondées sur la meilleure évaluation individualisée possible des risques et des avantages. L’offre de renseignements trompeurs, pouvant se traduire par des grossesses non désirées, pose des risques sur les plans social et sanitaire », explique Dr Dorothy Shaw, professeure clinicienne au département d’obstétrique et de gynécologie de l’Université de Colombie-Britannique. Les Canadiennes sont invitées à
consulter le site www.masexualite.ca pour obtenir un guide complet des méthodes contraceptives les plus récentes, ainsi qu’à discuter avec leur médecin avant de prendre quelque décision que ce soit en matière de contraception.
Au sujet de la SOGC
Fondée en 1944, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada représente plus de 2 700 membres professionnels, dont des gynécologues, des obstétriciens, des médecins de famille, des infirmières, des sages-femmes, ainsi que des professionnels du domaine paramédical. À titre d’une des principales autorités dans le domaine des soins de santé génésique, la SOGC produit des directives nationales liées à l’éducation publique et médicale sur d’importants sujets en matière de santé des femmes. La mission de la Société est de promouvoir la santé optimale des femmes par le leadership, la collaboration, l’éducation, la recherche et la défense des droits dans la pratique de l’obstétrique et de la gynécologie.
Kelly Nolan
Directrice, Communications et éducation publique
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